Un lieu privilégié : le DŌJŌ

 

« Une salle spécialement destinée à la pratique du Kendō ou des disciplines qui peuvent lui être associées, Iaïdō, Naginata, Jodō, représente la solution idéale.

C’est le cas du dōjō (salle de pratique de la voie) dont la configuration et la nature du plancher ont été pensées en vue de la pratique du Kendō.

 

Au Japon, le dōjō était à l’origine dans un temple, une salle consacrée à des pratiques bouddhiques dont le plancher de bois n’était pas revêtu de tatami (nattes de paille de riz). C’est dans de tels lieux que se développèrent les anciennes écoles […] où l’implication spirituelle devait accompagner les pratiques physiques. En dehors du contexte religieux, cette connotation qu’un effort de l’esprit doit être lié aux durs efforts fournis par le corps, persiste dans la conception moderne du dōjō et en fait un lieu d’étude à respecter.

 

On comprend aisément qu’une telle conception du lieu de pratique implique que les pratiquants y observnte une stricte correction. Les dimensions souhaitables pour un dōjō pourraient être : de 20 à 25 mètres de long, sur 10 à 15 mètres de large avec une hauteur qui ne soit pas inférieure à 3,50 mètres et qui permette une bonne aération. Le plancher monté d’une façon élastique doit être robuste, il gagne à être fait de planches assez épaisses, 3 cm environ, et assez larges, 25 cm environ ; suivant le pays où il se trouve différentes essences de bois peuvent être utilisées. […] »

 

Découvrir le Kendō – Edition Amphora (p.25)
Claude HAMOT – YOSHIMURA Kenichi

 

 

La taille de l’espace de pratique et les équipements annexes du dōjō seront adaptés aux types d’entraînements ou de manifestations (simples entraînements de clubs, rencontres inter-clubs, regroupements régionaux ou inter-régionaux, stages de masses ou compétitions, accueil de spectateurs …)

 

 

La réalité du terrain

 


Les clubs de Kendō français, en général, et alsaciens en particulier, ont rarement l’occasion de bénéficier d’installations et d’un plancher suspendu qui soit exclusivement dédiés aux arts martiaux.
Le Kendō se pratique pieds nus. Or la plupart du temps, les kendōka partagent des gymnases avec des disciplines sportives qui évoluent sur des surfaces plus ou moins dures et avec des chaussures rarement réservées aux seuls entraînements en salle.
Afin d’éviter les blessures susceptibles d’être provoquées par les graviers transportés par les chaussures, les kendoka sont régulièrement, parfois systématiquement, contraints de nettoyer le gymnase avant leur entraînement.
De plus, une surface trop dure (revêtement collé à même une dalle de béton) favorise la fatigue des genoux, des hanches et de la colonne vertébrales.
Par ailleurs, une surface trop molle (tapis de gymnastique, tatamis…) n’est pas satisfaisante non plus car ne permet pas les déplacements dynamiques propres au Kendō dans de bonnes conditions.
Les surfaces « modernes » qui conviennent bien au Kendō correspondent aux critères des parquets en bois massifs des salles de basket professionnel.

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© Angelique Kerval