Le Kendo moderne

 

Aujourd’hui, il n’est plus question de tuer physiquement son adversaire en cherchant à atteindre les points faibles de l’armure. Ce n’est plus la guerre … Au contraire, les cibles sont aujourd’hui les parties les mieux protégées (le casque, les gants …)

Dans les combats libres, l’arme utilisée n’est plus un sabre en acier mais un sabre en bambou. Les deux protagonistes ne cherchent pas à s’assommer mutuellement mais s’appliquent à se rapprocher de l’engagement avec un sabre véritable. Les mains dirigent le sabre vers la cible (tête, gorge, avant-bras ou ventre) et c’est le déplacement du corps, la mobilisation des hanches, qui vont réaliser la coupe.
Ainsi, il ne suffit pas de toucher son partenaire, encore faut-il le « trancher », sinon physiquement, du moins mentalement.


Les kendōka crient beaucoup et souvent. Ces cris sont avant tout destinés à mobiliser la respiration et l’énergie du pratiquant. Ils témoignent également de l’état d’esprit et de la détermination des combattants. Ces cris, réalisés correctement, sont appelés ki.aï en japonais. Cela signifie énergie unifiée.
Au moment de lancer l’attaque, il faudra en effet réunir toute son énergie et ne plus hésiter. L’action idéale devra être sans riposte possible…chacun s’efforce de rechercher cet idéal et de s’élancer de tout son coeur, de toute son âme, au moment de l’action décisive.

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© Angelique Kerval